Selon les opposants à la loi Covid, dont les amendements sont soumis à référendum le 28 novembre prochain, les habitants des villes pourraient être conquis par un argumentaire lié à la protection des données.

La campagne du comité militant, notamment, contre le certificat Covid est lancée. Près de 300’000 francs ont rapidement été récoltés par le comité référendaire, via du crowdfunding, indique la «SonntagsZeitung». Cette manne sera utilisée pour acheter des espaces publicitaires dans les villes et, plus précisément, dans les gares. Le public citadin est en effet particulièrement ciblé par les opposants, parmi lesquels les «Amis de la Constitution».

«Nous ne devons plus convaincre les cantons ruraux, il s’agit maintenant de faire passer notre message dans les villes», a indiqué Josef Ender, du comité pour le «non». Ce dernier a adapté sa communication en conséquence. Il est toujours question de s’opposer à une supposée discrimination des personnes non vaccinées. Mais y est ajoutée la thématique de la protection des données. «Nous rejetons également la loi Covid à cause de la recherche numérique des contacts, qui permet une surveillance de masse des citoyens», a déclaré Josef Ender.

Réactivité

Dans cette campagne politique, les opposants à la loi Covid n’y vont pas de main morte, ajoute le journal dominical. Lorsque le chef de l’Office de la Santé publique du canton de Zurich déclare sur une chaîne de télévision allemande qu’«une dictature bienveillante serait une bonne manière de gérer la pandémie», le comité ne rate pas cette perche tendue. Il produit immédiatement un prospectus avec la photo et la citation du fonctionnaire.

Sur les réseaux sociaux, les insultes et menaces n’ont pas tardé à pleuvoir contre Peter Indra . Josef Ender assure que de tels agissements ne sont pas tolérés et que les commentaires seront supprimés de leurs canaux.